Récupérateur d’eau de pluie: 4 choses à savoir

A gauche: le projet, quand on croyait qu’on pourrait garder le palmier
A droite: le résultat (qui n’a rien donc rien à voir avec le projet)

1- Il existe des aides mais pas pour tout le monde

Dans le contexte environnemental actuel, avoir un composteur et un récupérateur d’eau devrait être le minimum syndical en matière de jardin éco-responsable.

Heureusement, comme pour les composteurs, certaines collectivités locales ont mis en place des aides pour permettre au plus grand nombre d’installer un récupérateur d’eau de pluie. Pour savoir à quelles aides vous avez droit en fonction de votre zone géographique, c’est par ici.

Mais il se peut que votre département ne propose aucune aide – c’est mon cas – ce qui nous interroge sur les raisons obscures qui font qu’en 2024 des collectivités locales n’incitent pas leurs administrés à préserver l’eau. Du coup, ça veut dire que vous allez payer plein pot votre récupérateur d’eau de pluie.

2- Attention aux récupérateurs d’eau « reconditionnés »

Or donc, si vous n’avez droit à aucune aide et que vous devez financer votre récupérateur d’eau, vous allez vite vous rendre compte que les commerces n’ont pas perdu de temps pour profiter de la situation et s’en mettre plein les poches en augmentant les prix au lieu de rendre abordable un dispositif qui permet de préserver une ressource manquante. Bref.

Quand vous découvrirez qu’une cuve 1000 litres coûte aujourd’hui en moyenne 170 euros, vous allez entrer dans la phase dite du « récupérateur d’eau de pluie d’occasion ». Comme son nom l’indique, ça consiste à se rabattre sur une cuve qui a déjà servi en espérant que ce soit moins cher. Vous allez alors découvrir le monde des cuves reconditionnées, c’est à dire nettoyées après avoir contenu des produits divers et variés. Passez votre chemin : même si leur prix est très attrayant, elles sont strictement incompatibles avec l’alimentaire. On ne peut donc pas y stocker de l’eau destinée à arroser nos légumes. En plus, elles ne sont la plupart du temps pas disponibles pour les particuliers.

3- Qui dit récupérateur d’eau dit frais annexes

Quelle que soit la configuration de votre installation, il faut prévoir au budget un minimum de matériaux en plus du prix exorbitant du réservoir à proprement parler :

  • des tuyaux pour raccorder votre récupérateur d’eau de pluie à la gouttière MAIS AUSSI pour conduire le trop plein d’eau vers une évacuation ;
  • sans doute des coudes, des colliers, de la colle PVC…
  • une moustiquaire à poser à la sortie de la gouttière pour éviter la prolifération de moustiques à l’intérieur du réservoir.
  • éventuellement des frais de livraison ou de location de véhicule pour trimballer le récupérateur d’eau de pluie.

Pour notre part nous avons pu limiter ces frais annexes en utilisant pas mal de matériaux de récupération de précédents travaux réalisés dans la maison, et surtout nous avons bénéficié de l’aide précieuse d’un proche pour le transport et la pose.

4- La cuve doit être surélevée

Ce qui va suivre va vous paraître soit d’une évidence affligeante, soit un peu énigmatique: il faut prévoir de surélever le récupérateur d’eau d’au moins 30 cm.

Pour celles et ceux qui, comme moi au début, ne voient pas l’intérêt de s’infliger encore une p%#@! de contrainte après toute cette galère, voici l’éclatante démonstration que c’est absolument nécessaire :

Si on pose le récupérateur d’eau directement par terre, le robinet sera au ras du sol et on ne pourra pas mettre l’arrosoir dessous.

Hormis les socles spécialement prévus pour les récupérateurs d’eau de pluie de contenance inférieure à 1000 litres, il n’existe pas vraiment d’autres solutions que les parpaings pour rehausser un réservoir. Par chance nous en avions qui traînaient à la cave, nous avons donc pu les utiliser pour surélever notre cuve.

Conclusion

Comme souvent en matière de démarche éco-responsable, un récupérateur d’eau de pluie c’est double bonheur : on préserve les ressources tout en faisant des économies. Notre cuve 1000 litres a été posée en mai 2023 et nous avons arrosé notre jardin tout l’été sans utiliser l’eau de ville.

Elle forme un joli couple avec le composteur installé quelques jours plus tôt (vu qu’ils sont aussi laids l’un que l’autre) et aujourd’hui nous n’envisageons plus le jardin sans ce duo.

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